Interview: Sam Lofquist Interviews

21 septembre 2017 – Notre nouveau défenseur étranger parle de ses racines suédoises, de la National Ligue et de son tir de la ligne bleue.

Hello Sam, bienvenue à Bienne! Tu es arrivé mardi; quelles sont tes premières impressions de Bienne et de la Suisse?
Merci! J’étais déjà venu plusieurs fois en Suisse, soit pour disputer des matches de hockey, soit pour y passer des vacances. La Suisse me paraît encore plus belle chaque fois que je reviens. Je suis très content de pouvoir passer toute une saison dans un si beau pays avec des gens si agréables. Quant à Bienne, pour ce que j’ai vu jusqu’à présent, elle me semble une ville très animée avec beaucoup de beaux bâtiments.

Qu’avais-tu entendu dire de la Ligue suisse avant de signer à Bienne? As-tu consulté des gens autour de toi?
J’avais entendu dire que la Ligue suisse est la catégorie où l’on pratique le jeu le plus palpitant et le plus spectaculaire. On m’a dit que c’est une ligue très rapide et excitante et qu’en conséquence on y accorde beaucoup d’importance au patinage et aux qualités techniques. J’ai parlé de la Suisse surtout avec David McIntyre du EV Zoug (qui a été pendant deux ans mon coéquipier à SaiPa en Finlande) et avec Dana Knowlton, mon agent. Pendant des années, Knowlton a représenté des joueurs qui ont évolué en Suisse. Tous les deux m’ont raconté que la Suisse était le meilleur endroit d’Europe pour pratiquer le hockey sur glace.

La saison passée, tu as joué en KHL. Comment résumerais-tu ton expérience et pourquoi n’y es-tu resté qu’une année?
La Russie est un pays passionnant, j’ai apprécié l’aventure d’y vivre, vraiment. Chaque matin, tu te réveilles sans savoir ce qui va se passer. Même si les Russes paraissent un peu froids au début, j’ai rencontré quelques personnes qui sont parmi les êtres les plus aimables, les plus gentils et les plus authentiques qui soient. Cela surprendra peut-être que je dise cela. Pourtant, pour ma situation familiale, les conditions sont meilleures en Suisse, c’est pour cette raison que j’ai quitté la KHL déjà après un an.

Tu es né pas loin de Minneapolis, dans l’État voisin du Wisconsin et c’est là que tu as grandi. La région est connue pour sa culture du hockey sur glace et d’excellents joueurs de NHL comme Phil Kessel ou Joe Pavelski. Avais-tu l’idée de devenir hockeyeur déjà depuis petit?
Mon père pratiquait le football américain pour les Vikings du Minnesota (sept matches), il espérait me voir faire aussi du football. Il n’a jamais apprécié le hockey, mais n’a pas réussi à me convaincre. J’avais trois ans quand ma mère, fatiguée que je la harcèle, m’a inscrit au club local de hockey.

Ton nom a l’air suédois. Comment l’expliquer?
Mon arrière-arrière grand-père était suédois et il a émigré en Amérique du Nord à l’âge de 20 ans. Le nom suédois et les gènes qui vont avec ont été transmis de génération en génération. En Europe, la plupart des gens pensent que je viens de Suède, et pas des États-Unis.

Quand tu étais jeune hockeyeur, quel joueur était ton idole? Et aujourd’hui, qui est-ce qui t’impressionne spécialement?
Mon idole était Sergueï Fiodorov, j’adorais le voir patiner, lancer et manier la rondelle. À présent, comme beaucoup d’autres défenseurs, je suis impressionné spécialement par Erik Karlsson des Sénateurs d’Ottawa. Ce qu’il est capable de faire sur la glace ! … Il a mon âge, j’ai eu la chance de jouer plusieurs fois contre lui dans des matches internationaux juniors.

On trouve sur Youtube quelques vidéos impressionnantes de toi où tu marques des buts les uns après les autres en tirant de la ligne bleue. Quelles sont des forces particulières?
Je pense que les points forts de mon jeu sont mon tir et aussi mon patinage. Mais dans d’autres domaines aussi, je me défends très bien.

Comment souhaites-tu aider ton équipe et quels sont tes objectifs personnels? Les Jeux Olympiques en font-ils partie?
Je voudrais aider l’équipe à remporter des matches par tous les moyens possibles, que ce soit par une action défensive, en faisant une passe décisive ou en marquant un but. Je suis venu à Bienne pour nous aider à gagner. J’ai aussi des buts personnels, mais je préfère ne pas les exposer. Il est clair que rien ne me ferait plus plaisir que de représenter mon pays aux Jeux Olympiques et de faire à nouveau partie de l’équipe des USA.

Interview: Mirio Woern
Traduction: Pierre-Alain Chopard

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