Interview: Anton Gustafsson Interviews

02 septembre 2019 – Sur notre site Internet, nous proposons aux fans du HCB un entretien avec les nouveaux arrivés. Aujourd’hui, c’est Anton Gustafsson qui se présente à l’interview.

Salut Anton! Bien des supporters vont s’étonner qu’un ressortissant suédois comme toi parle aussi bien le dialecte suisse alémanique, Comment l’expliques-tu? 
J’ai grandi en Autriche, j’ai passé la plus grande partie de mon enfance à Feldkirch, puis j’ai vécu encore deux ans à Langnau avant de rentrer en Suède à l’âge de 11 ans. En fait, on n’oublie jamais les langues qu’on apprend enfant.

Tu as passé tes jeunes années en Suède, à Frölunda. Comment peut-on comparer la formation dispensée en Suède avec celle qui a cours en Suisse?
Du point de vue de la technique du hockey, je ne peux pas vraiment évaluer. Pour ce qui est des possibilités d’entraînement, la situation est nettement meilleure en Suède. Si on a besoin d’une nouvelle patinoire, il n’y a pas de longues discussions politiques. La commune va dire tout de suite: «Voici le terrain, à vous de construire.» Quant à la formation, elle est bien soutenue en la Suède. J’ai fréquenté un gymnase spécifique pour les hockeyeurs, où nous pouvions nous entraîner chaque matin. Après l’entraînement seulement nous prenions le petit-déjeuner et ensuite nous suivions l’enseignement jusqu’à l’heure du repas de midi. L’après-midi avait lieu une deuxième séance d’entraînement. À Frölunda, toute l’équipe était à ce gymnase sportif. Nous étions donc toujours ensemble.

Tu avais été repêché en 2008 au 21ème rang par les Capitals de Washington, mais tu n’avais disputé qu’un seul match en AHL avec le club ferme des Caps. Qu’est-ce qui t’avait décidé de rentrer si rapidement en Suède?
C’est une longue histoire. Après le draft, j’allais encore en Amérique du Nord après chaque saison européenne pour m’entraîner encore. Durant la saison 2009/10 j’ai pu commencer en AHL, j’ai marqué même deux points. Toutefois, j’avais sans cesse des problèmes avec mon dos. En plus, le coach d’alors des Capitals de Washington n’avait pas confiance en moi, je n’ai jamais obtenu ma chance et je n’étais pas heureux de l’autre côté de l’océan. Heureusement, j’ai pu résilier mon contrat et rentrer en Europe, …ce qui m’a permis de rencontrer celle qui est devenue mon épouse, avec qui j’ai maintenant deux enfants. Quand je regarde en arrière, je me dis que je referais la même chose une seconde fois. ;-)

Ensuite, tu as joué durant 9 ans en Europe, dont sept sous le maillot des Tigres de Langnau. Pourquoi as-tu décidé de passer de l’Emmental dans le Seeland?
Bienne a manifesté son intérêt très tôt. Je sentais aussi que je souhaitais voir encore quelque chose de nouveau, et le club, le staff et la ville m’ont donné un bon feeling. Le HCB a fait de grands pas en avant ces dernières années, il n’a pas cessé d’être bon et de jouer le haut du classement.

Quels sont des sentiments à la fin de l’entraînement d’été et à l’aube de la nouvelle saison? 
J’ai pu répartir ma préparation d’été entre l’entraînement à Bienne et dans ma patrie en Suède. Je me sens en bonne forme et je suis prêt pour la nouvelle saison. Personnellement, je souhaite rester en santé et aider mes coéquipiers à avoir du succès. Notre but doit être de viser la moitié supérieure du classement. 

Interview: Mirio Woern
Traduction: Pierre-Alain Chopard