Interview: Petteri Lindbohm Interviews

10 août 2020 – Après Toni Rajala, nous avons un deuxième joueur parlant finlandais dans l’équipe depuis la fin juillet, c’est Petteri Lindbohm. Faites-vous une idée vous-même dans l’interview avec Petteri.

Holà Petteri, sois le bienvenu à Bienne! Comment as-tu vécu les premiers jours dans notre ville?
Je suis allé un peu à la découverte du centre, de la région du lac et de la vieille ville, et c’est vraiment très beau. Tout cela me plaît, et jusqu’ici tous les restaurants où je suis allé manger étaient bons. Voilà qui est aussi positif:-). Mon appartement est agréable, l’équipe me fait une impression sensationnelle. Je me réjouis d’aller à la Tissot Arena et de connaître les coéquipiers.

Qu’est-ce que c’est, pour le joueur que tu es, de changer d’air tous les deux ou trois ans et d’arriver dans un nouveau vestiaire?
Parfois cela est un peu difficile, d’autre part c’est aussi un plaisir d’apprendre à connaître de nouvelles personnes et de découvrir les antécédents de leurs vies. Pour moi, cela a été assez facile de venir ici parce que je connaissais déjà Toni Rajala et que j’avais déjà joué quelques fois contre le HCB.

Qu’est-ce que le programme des premiers jours t’a réservé?
On est venu me chercher à l’aéroport, puis nous sommes allés directement à la Tissot Arena, où je me suis entretenu avec les représentants de la presse locale, j’ai réceptionné mon équipement et j’ai salué quelques joueurs de l’équipe. Ensuite, je me suis rendu à mon appartement et j’ai reçu ma voiture. Le lendemain, j’ai rencontré tous les coéquipiers et le staff des entraîneurs et j’ai eu depuis lors quelques tests à effectuer.

Tu as grandi en Finlande. Le choix du sport était-il pour toi donné d’avance?
C’est clair qu’en Finlande le hockey sur glace est une grande affaire, mais mon père faisait du basket, donc il a aussi essayé de m’amener à ce sport. Mais j’ai toujours aimé jouer au hockey. J’y ai souvent joué dans l’appartement avec mon frère et nous avons endommagé quelques meubles. C’est pourquoi quand j’avais quatre ans, mon père m’a envoyé suivre mon premier entraînement. :-) J’ai commencé comme gardien et j’ai joué à cette position jusqu’à 12 ou 13 ans. Plus tard seulement j’ai voulu jouer sur la glace libre et j’ai fait le pas comme défenseur dans les équipes nationales junior et à Jokerit Helsinki. 

Tu as été drafté par les Blues de Saint-Louis. La NHL a-t-elle toujours été ton but?

Quand j’étais gardien à l’âge junior, mes idoles étaient Dominik Hasek, Patrick Roy et Martin Brodeur. J’ai même joué avec Brodeur plus tard à Saint-Louis, mais comme joueur de champ.:-)

Quand j’ai opté pour la position de défenseur, la NHL n’était pas encore vraiment au centre des intérêts, mais je me suis rendu compte ensuite que je pouvais y trouver quelque chose et j’ai tout misé sur le hockey sur glace. Quelques années plus tard, j’ai été drafté par les Blues. Dans ma première année en Amérique du Nord, j’avais pensé n’effectuer qu’un camp d’entraînement avec d’autres jeunes joueurs, mais manifestement j’ai laissé une bonne impression, car ils n’ont pas voulu me laisser retourner en Europe comme c’était prévu à l’origine. Alors j’ai fait mes bagages en Finlande et je suis reparti en Amérique du Nord m’installer pour quatre ans.

Durant ces quatre années, tu es passé d’un côté et d’autre entre les Blues de Saint-Louis et le club de AHL-les Wolves de Chicago. Quels souvenirs gardes-tu de cette période?
Bien sûr, les matches de NHL étaient sensationnels. Les Wolves de Chicago comptent assurément parmi les meilleures organisations de AHL. Là aussi j’ai eu une belle période. Puis j’ai été longuement marqué par des blessures et des joueurs plus jeunes m’ont passé devant, et je ne voyais plus d’horizon. 

Ensuite tu es revenu en Europe, pourquoi en Suisse?
Après les blessures que j’ai mentionnées, c’était le moment de faire un pas en arrière et de prendre soin de mon corps. J’ai subi une opération de l’épaule et j’étais heureux d’avoir une longue pause estivale. Pour moi j’avais toujours rêvé de jouer en Suisse. J’explore volontiers de nouveaux endroits, j’aime la nature, les montagnes, j’adore faire des randonnées et vivre de nouvelles expériences, il n’existe pas de meilleur endroit pour cela que la Suisse. Et la NL devient meilleure d’année en année. 

Après deux saisons au Lausanne HC, c’est le Seeland qui t’attire. Comment se fait-il que tu aies signé au HCB?
Premièrement, le HCB s’est montré dès le début intéressé à moi et m’a offert un statut intéressant dans l’équipe, un rôle que je recherchais. Deuxièmement, j’ai entendu une foule de bonnes choses sur Bienne, sur la manière dont le club se préoccupe des joueurs, sur l’organisation, sur les fans. En troisième lieu, j’apprécie la manière dont le HCB évolue: un jeu rapide, plein de mouvement et d’offensive. Cela me plaisait déjà quand j’étais en face comme adversaire.

Quel rôle souhaites-tu adopter? Et comment te représentes-tu les supporters depuis ta place de joueur?
Je suis le joueur finnois avec le numéro 40 sur le dos. ;-) J’aime livrer un travail défensif solide, c’est assurément au centre de ma préoccupation. Quand on défend solidement, on hérite aussi de bonnes possibilités offensives et on peut s’intégrer à l’attaque. Bien entendu, chaque joueur aime marquer des buts, il souhaite compter des points dans chaque match. J’estime que je peux me charger d’un rôle de défenseur à deux rôles et que j’aurai beaucoup de minutes de temps de glace. J’entends montrer à l’équipe et aux supporters que la direction du club a pris une bonne décision en m’accordant sa confiance.

Avec quel objectif vas-tu entamer la nouvelle saison?
Atteindre les play-off et arriver dans le top 4 est assurément le but. Comme joueur, tu veux simplement gagner chaque match. Dans les play-off ensuite, tout est possible. Si tu gagnes tout, assurément le grand rêve peut aussi se réaliser. ;-)

Et si dans le pire des cas les deux gardiens se blessent, vas-tu revêtir l’équipement de gardien?
N’espérons pas qu’on en arrive là! Je le ferais bien sûr, mais je ne sais pas franchement dit si cela serait une si bonne idée (il rit).

Interview: Mirio Woern
Traduction: Pierre-Alain Chopard