Interview: Yannick Rathgeb Interviews

12 août 2019 – Sur notre site Internet, nous proposons aux fans du HCB un entretien avec les nouveaux arrivés. Aujourd’hui, c’est Yannick Rathgeb qui se présente à l’interview.

Bienvenue à toi, Yannick!
Tu as grandi dans le canton de Berne, à Langenthal. Quels souvenirs as-tu du Seeland et de Bienne?
Lorsque j’étais junior, nous sommes venus chaque fois dans le chaudron qu’était l’ancien Stade de Glace de Bienne, qu’on n’oublie pas de si tôt. J’associe à cela l’époque de Kevin Schläpfer, qui a marqué Bienne pendant des années.

Après ta période de junior en Haute-Argovie, tu es allé passer deux ans en Amérique du Nord dans la ligue junior OHL. La saison dernière, tu l'as vécue en AHL. Que peux-tu prendre avec toi de ces années en Amérique du Nord?
Assurément j'ai beaucoup appris mentalement, j'ai remarqué là-bas surtout que le hockey est vraiment un business. En fin de compte chacun fait attention à soi. À chaque instant tu peux être transféré dans une autre organisation. Sportivement parlant, le jeu est plus dur là-bas sur la glace qu'en Suisse. Sur la plus petite surface, tu dois intervenir de façon bien plus décidée défensivement. Devant le but, tu peux te permettre bien davantage. Tu peux aussi beaucoup apprendre en matière de récupération. Nous avions 68 matchs en OHL, et en AHL il y en avait 75. Même si je n'étais pas sur la glace à chaque fois, je participais à tous les déplacements et à tous les entraînements. Tu apprends à mieux connaître ton corps et tu sais ce dont tu as besoin pour être dans une très bonne forme. Quand on souhaite faire une longue carrière, c'est assurément un aspect central.

Comme tu l’as mentionné, tu n’as pu jouer qu’une partie des rencontres en AHL l’année passée. Comment as-tu géré cette situation?
En début de saison, c’était assez pénible, psychologiquement je me sentais plutôt en bas. Ensuite j’ai pu me remettre et voir le positif. J’avais plus de temps pour veiller aux divers détails, m’entraîner dans la salle de force et travailler avec le skillcoach. J’ai aussi pu en profiter en vue de la saison qui est devant nous. J’ai cherché à trouver un équilibre psychique. Quand je jouais, je ne voulais pas directement être sur un sommet, et si j’étais de nouveau en tribune, ne pas tomber dans un trou.

Après la saison à Bridgeport, tu as résolu de revenir en Suisse. Qu’est-ce qui t’a mené à cette décision?
C’était clair pour moi que je ne voulais plus jouer dans le même club que l’an dernier. Quand j’étais sur la liste d’attente (Waiver-Liste), un autre club a bien manifesté son intérêt, mais les observateurs américains n’ont jamais pu voir mon potentiel complet, car je n’ai presque jamais pu évoluer en power-play. Je ne voulais pas vivre une telle saison une seconde fois. C’est le moment favorable pour interrompre l’aventure d’Amérique du Nord afin de retrouver un rythme normal. À long terme pourtant j’aimerais bien tenter encore une fois ma chance en Amérique du Nord.

Comment se fait-il que pour ton retour en Suisse, tu aies choisi le HC Bienne?
Le HCB a fait énormément de progrès ces années passées. Ces deux dernières saisons, cela a payé avec l’accès à deux demi-finales. En plus, je souhaitais avoir le sentiment que le club me veut absolument, et c’était le cas à Bienne. En outre, avec Stefan Ulmer et moi, nous n’avons que deux défenseurs droitiers. Je peux donc être sûr d’assumer un bon rôle important.

Comment ta préparation s’est-elle passée?
Je l’ai effectuée à Berne avec Samuel Boehringer, le coach hors glace de l’équipe nationale suisse, en compagnie de Nico Hischier. Il y a un an je m’étais fracturé la clavicule et la préparation d’été qui avait suivi était longue. Cette année, c’était beaucoup plus court, mais très intensif. Je me sens en bonne forme comme jamais.

Avec quels objectifs entames-tu la nouvelle saison?
Je souhaite assimiler aussi vite que possible le système de notre entraîneur et m’intégrer à l’équipe. Ma première impression est excellente, nous avons un groupe vraiment super. C’est important d’avoir du plaisir et on en a surtout quand on a du succès.

Interview: Mirio Woern
Traduction: Pierre-Alain Chopard